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Destination Danse

de la préhistoire à aujourd'hui

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La Préhistoire :
3000 av. J.-C. et bien avant

Danse en solo ou en groupe

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Une flûte de 35 000 ans : le plus vieil instrument de musique

Avant l'être humain, les animaux peuplaient déjà la terre et, si on se base sur leurs interactions actuelles, on en déduit que la danse était présente chez plusieurs espèces pour de multiples raisons : chasser les rivaux, hypnotiser leur proie et impressionner les femelles. On peut penser à ces oiseaux qui ont été les premiers à faire la fameuse Moon walk sur une branche ! (Cette marche à reculons qui a été inventée beaucoup plus tard par le Mime Marceau en France et médiatisée par Michael Jackson).

100 000 à 40 000 ans avant le présent : les danses sont liées à des rituels spirituels. Elles sont sûrement accompagnées de musique jouée sur des instruments : le plus vieil instrument à vent connu est une flûte en os de vautour datée de 40 000 ans. On sait depuis quelques dizaines d'années que les hommes du Paléolithique avaient une culture musicale.

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11 000 ans avant le présent : c’est la période néolithique, peuplée de chasseurs-cueilleurs. Cette période est marquée par l’émergence des sociétés avec une économie qui se complexifie. Le développement d’une culture entraîne l’apparition d’une forme chorégraphique élaborée pour le plaisir des autres : la danse comme divertissement est née.

3 000  ans avant le présent : la danse est pratiquée avec des colliers de coquillages aux chevilles en guise de musique ou plus tard au son du conque. Des motifs de figures dansantes sont retrouvés sur des poteries ou sur des roches peintes.

La Grèce antique : 800 à 31 av. J.-C.

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La danse, comme le sport, faisait partie de l’éducation

Dans cette civilisation du beau et de la morale, la danse est un outil d’éducation intellectuelle et sportive. Les premiers concours de danse voient le jour, alliant spectaculaire et apprentissage. Les Grecs assistent à des spectacles représentant des actions de la vie quotidienne et des scènes de batailles où les émotions sont accentuées et frôlent le ridicule. La Pyrrhique, enseignée dès 5 ans, fait notamment partie de leur éducation : cette danse est une préparation à la guerre.
En 323 avant Jésus Christ, les acteurs et les danseurs deviennent des professionnels qui œuvrent pour des compagnies.

Ailleurs dans le monde, on trouve différentes civilisations : les dynasties chinoises, les peuples aborigènes d’Australie, plusieurs tribus en Afrique... Sur tous les continents, des peuples se développent et organisent déjà certains échanges. Au Québec, plusieurs communautés autochtones vivent sur ces terres depuis plus de 12 000 ans. 


Différentes recherches archéologiques ont permis de retrouver des preuves que la danse était déjà pratiquée sur tous les continents, notamment pour des rituels spirituels. C’est grâce à une transmission orale que cette longue histoire s’est transmise.

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Rome : 31 av. J.-C. jusqu’à 476

La danse se cache dans des formes théâtrales 

Bien que condamnée par les autorités morales de l’époque (car considérée comme futile et indécente), la danse est pratiquée par les jeunes dans des écoles de danse et participe toujours à l’éducation. Mais elle se cache, pendant un temps, sous une forme théâtrale scénique : la pantomime. On utilise des masques et on ajoute aux mimiques faciales les attitudes de tout le corps. Comme l'empereur Auguste est friand de cet art, la danse reste présente dans la société.

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Figures pantomimes type de la Rome antique, illustré en 1736.

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Illustration de Carole, Moyen Âge, entre ordre et désordre, Paris, Cité de la musique, 2004, p. 205

Le Moyen Âge : 476 à 1492

Dansons en rond : pour le plaisir de tous

Durant cette période, l’Église et l’État ne font qu’un : la danse issue des temps anciens est perçue comme allant à l’encontre des valeurs de la religion en place. Cet art se retrouve principalement chez les paysans comme source de joie et de plaisir. C’est la Carole : ronde chantée transmise oralement dont on est capable de reproduire la forme aujourd'hui. Elle se pratique également dans les cercles aristocratiques de manière sobre, avec retenue. Elle sera même plus prisée que le chant, le remplaçant peu à peu comme divertissement de choix pour la classe aisée.

La Renaissance : 1492 - fin 16e siècle

Émergence du ballet : danser à la cour, comme le Roi !

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C’est à cette époque que le terme « ballet » se généralise : dérivé du mot italien « balleto », « ballare » signifiant « danser », cette pratique ressemble plus à ce qu’on nomme aujourd’hui la danse baroque, encore loin des ballerines, tutus, danseuses étoiles et pointes.

Développé à la cour d'Italie au 15e siècle lors de mariages et autres fêtes somptueuses, le ballet se développe et devient un art noble. Il alterne entre géométrie spatiale et expressivité des gestes pour le plaisir de danser et de montrer de belles images. Musiciens et danseurs font de leur mieux pour distraire les invités.

Catherine de Médicis, épouse d'Henri II du royaume de France, apportera son enthousiasme pour la danse avec son soutien financier. Ainsi, aux bases du ballet sont ajoutés paroles, versets, chants, décors et costumes pour en faire un grand spectacle.


Les commandes de ballets à des maîtres à danser (terminologie ancienne pour nommer la fonction de chorégraphe) ont pour objectif, en plus de divertir, de mettre en valeur le gouvernement et la société. C’est le début d’une structuration stricte autant dans les pas de danse que dans la composition des spectacles. 

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Louis XIV, aussi connu sous le nom du Roi Soleil, est un grand fervent de ballet. Bon danseur, il incarnait le soleil dans Le Ballet royal de la nuit en 1653. Le ballet devient une part intégrante de sa posture politique, le démocratisant à travers l'Europe. Le professionnalisme de cet art se développe sous son règne avec la création de l’Académie royale de danse en 1661.

 

Puisque les activités d’escrime et d’équitation faisaient partie de l’éducation à la cour du Roi, le ballet s’en est inspiré. Les rotations dans le mouvement des coudes et des poignets rappellent celles de l’escrime. Le rebond, prémice du saut, rappelle quant à lui le trot du cheval.

L’époque moderne : Le siècle des Lumières

La beauté du geste et l’éloquence : le ballet d’action

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Le siècle des Lumières est un mouvement philosophique où intellectuels et scientifiques échangent leurs connaissances pour contribuer au progrès de la science et ainsi s’opposer aux idées étriquées des autorités religieuses et politiques (l'obscurantisme). Dans ce contexte, la danse est perçue comme un outil pour représenter la beauté des gestes et des paroles : pratiquer son éloquence, c’est l’art de bien s'exprimer. 


La danse reste un art social qui permet de voir et d'être vu : se présenter et discuter lors de bals ou de performances de spectacle vivant est une manière d'entrer en relation avec ses pairs.

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La danse se suffit à elle-même pour raconter des histoires. Elle devient par le fait même plus expressive, sans masque, mais en exagérant les mouvements et les expressions du visage : la pantomime est encore pratiquée.


Toujours dans l’idée de théoriser la danse, le maître à danser Raoul-Auger Feuillet est le premier à utiliser le terme « chorégraphie » dans son ouvrage Chorégraphie, ou l’art de décrire la danse par caractères, figures et signes démonstratifs.

Ces développements divers occasionnent de plus en plus de styles notamment La Contredanse, une danse en couple avec des changements de binômes favorisant de courtes conversations.

De la Révolution (1789-99) au romantisme (1850)

Légèreté et pesanteur : la femme mise au coeur du ballet romantique

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La Révolution française signe la fin de la monarchie en France. Cet évènement influence les systèmes politiques dans le monde occidental, entraînant notamment l’écriture de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Ce texte devient une référence pour construire une société plus équitable basée sur les droits fondamentaux humains et non en fonction de sa classe sociale (noblesse, clergé et tiers états).

 

Cette époque modifie la société : les violences collectives sont grandes et les communautés demandent une échappatoire à cette brutalité. Paris vit alors un bouillonnement dansant : la danse a un succès universel et fait fureur. Une ère nouvelle s'ouvre : tous les artistes rêvent d'un art révolutionnaire, d'un nouveau souffle, lyrique, exotique, féerique. À cette époque, l'Allemagne révolutionne avec la valse : cette pratique où le contact avec les mains entre deux danseurs dure tout au long de la danse.

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Les codes du ballet, devenus stricts, entraînent une recherche de singularité de la part des artistes. Danseuses comme chorégraphes apparaissent comme des icônes à travers les évolutions et innovations qui marqueront la danse :

- les lumières de gaz sur scène (1812)
- les pointes (Marie Taglioni) et le tutu.

- la virtuosité des danseuses (Marius Petipa)
- Goethe, Madame de Staël, Chateaubriand, Victor Hugo: écrivains romantiques qui se laissent influencer par la mythologie nordique (Elfes, Ondines)

Le ballet romantique succède alors au ballet d’action. Il renverse les perspectives esthétiques jusque-là fondées sur l’ordre, la raison et l’harmonie. Défier la pesanteur et créer un imaginaire sont les nouvelles bases du ballet. Ils ont une structure chronologique simple où s’alterne tableaux calmes (adage) et rythmés. Les danseuses sont comme des pièces d'échecs qui exécutent leurs chorégraphies sur des œuvres musicales créées spécialement pour ces ballets : La Sylphide, créée en 1832, est une œuvre emblématique de cette époque.
 

Seules les femmes dansent (même les rôles masculins), car les hommes délaissent le ballet qui était jusqu’alors une préparation à la guerre. Ils se tournent vers le sport et la gymnastique.

Fin du 19e siècle (en France)

La danse devient un art à part entière

Ces nouvelles danses émergent dans le contexte historique de la Révolution industrielle qui émerge en Europe au 19e siècle et qui gagne rapidement les États-Unis et le Japon. Le développement des moyens de communication est un bouleversement majeur. Les idées, les pratiques, les biens culturels, les individus circulent plus loin et plus vite notamment grâce au chemin de fer. La présence de danseurs internationaux en Europe devient courante.

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Le temps s’accélère et, avec lui, la réduction des distances, la densification des espaces urbains et un environnement sonore plus bruyant. La rupture de la danse avec le système politique initiée par le siècle des Lumières se radicalise et le domaine du spectacle dansé est en effervescence : ballet-pantomime, ballet-féerie, ballet-divertissement, ballet-revue, ballet-militaire, ballet-fantaisie, poème-dansé, concert-dansé. Le Music-Hall apparaît, c’est alors un lieu de divertissement enchaînant divers formats de présentation.

 

Les revendications sociales concernent aussi le statut des femmes qui demandent plus de droits. Elles se regroupent en associations pour faire avancer la vision du statut de la femme. Le YWCA de Montréal est créé en 1874. Elles gagnent l’accès à une bibliothèque. Le droit de vote pour tous et pour toutes au Québec sera acquis 66 ans plus tard, en 1940.

 

La danse devient plus qu’un divertissement : c'est un art à part entière qui entretient un rapport nouveau avec la musique, la mise en scène (lumière, costume) et le corps féminin. Ce corps n’est plus un objet de honte, mais un médium par lequel l’âme et les émotions s’expriment. Cette évolution est possible grâce à deux artistes américaines:

 

  • Loïe Fuller et sa danse serpentine. Un succès en collaboration avec Curie et Edison : leurs innovations (électricité et ultraviolet) permettent des jeux de lumières et de couleurs sur scène pour la première fois

  • Isadora Duncan est la première danseuse qui va rompre avec le Ballet classique. Elle est la première à danser sur une musique qui n'a pas été conçue spécialement pour la danse. Elle privilégie l’émotion comme source de mouvement, la spontanéité, le naturel, elle invente la danse « libre ». Elle danse souvent avec une simple tunique et les pieds nues. Libérée, engagée, elle interprète son époque socialement et politiquement. 

1900-1925 :
L'effervescence des Ballets russes

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L'usage du terme « moderne » en danse couvre des styles très variés et c’est ça qu’il faut retenir !

Ce terme consacre la nouveauté par opposition aux danses anciennes ou passées. Les Ballets russes jouent un rôle prépondérant dans cette modernité à plusieurs titres. Sur le plan esthétique, ils inventent un modèle de collaboration avec des artistes reconnus : des peintres, des compositeurs, souvent issus de l’avant-garde artistique. Diaghilev en est le directeur et impresario. Il dirige cette compagnie et collabore avec tous les arts. Par exemple :

 

Les Ballets russes sont la première troupe à proposer des spectacles entièrement dédiés à la danse.

 

Les libertés nées en Europe (lutte feministe, Loïe Fuller) se font ressentir dans la création. Nijinsky sera l’emblème de cette évolution avec l’explosif Sacre du printemps, créé en 1913 et mettant en scène des rituels de fertilité et de sacrifice humain. Lors de cette première présentation, la police interviendra pour évacuer les spectateurs révoltés. 

 

Plusieurs chorégraphes sont employés aux Ballets Russes et contribuent à construire cette compagnie qui continue d’influencer le ballet aujourd’hui.

Aller plus loin - L’effervescence des Ballets russes

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Les Années folles, États-Unis, Europe, Allemagne

S’affranchir des codes et se vouloir libre

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On parle des années folles en Europe, aussi connues comme les Roaring Twenties aux États-Unis, pour définir la période d'entre-deux-guerres, des années 20 aux années 30. Cette période se caractérise par une insouciance et une intense activité sociale, culturelle et artistique, dues à la fin d'une guerre traumatisante à l'échelle internationale.

 

Le ballet, comme les autres disciplines artistiques et culturelles, contraste avec l’industrialisation et la guerre qui ont agité les années précédentes : l'importance de la réflexion prend le pas sur l’esthétique. Les philosophes comme Nietzsche et les artistes comme Kandinsky s’inscrivent dans ce mouvement créatif du « non-beau ». Dans une volonté de rester dans l'enchantement, plusieurs approches se développent en danse :

Au cinéma, Les Temps modernes créé en 1936, est particulièrement représentatif de ce monde initié par la révolution industrielle qui s’accélère constamment. Inventé et incarné par le génie Charlie Chaplin, utilisant de la pantomime et du clown, le personnage de Charlot lutte pour survivre dans ce monde industrialisé où l'homme est au service de la machine et de la productivité.

L’entre-deux-guerres est aussi emblématique des Années folles, traduit par une intense activité sociale, artistique et culturelle. Cette effervescence s’explique par la répression imposée pendant la guerre.

C’est un courant qui se développe aussi bien en Europe qu’aux États-Unis.

  • Joséphine Baker est une figure emblématique de cette époque. 

  • Dans la peinture, c’est le Dadaïsme et l’art déco. 

  • Le jazz est la musique qui traduit cette époque en musique.
     

Depuis 1920, les États-Unis sont devenus la première puissance mondiale. Grâce aux médias et à la mixité des danseurs, ce pays affiche aussi sa puissance à travers les arts vivants. Le développement est guidé par les Théâtres de Broadway dès 1900 et le jazz, dès 1917. Utilisées en télévision, les danses deviennent un outil pour fédérer ce jeune pays autour d’un style : le charleston, la claquette, ou encore autour de danseurs : Fred Astaire ou Gene Kelly. La télévision est la voie de transmission de l’époque avec une portée nationale, puis internationale. Apparue en 1926, elle est présente à 80% dans les foyers dès 1960.

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L’après-guerre : la danse moderne et postmoderne aux États-Unis.

En rupture avec le ballet classique

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Les effets de la Seconde Guerre mondiale se traduisent par une remise en question globale. La découverte des atrocités inhumaines que les humains sont capables de faire envers leur propre espèce entraîne le rejet des codes actuels et un besoin d’innovations.

 

Les États-Unis sont le seul pays qui n’est pas endetté à la sortie de la guerre, ce qui explique le développement riche des arts à cette époque. Les idées fusent dans tous les sens, les sujets abordés, les méthodes de créations, la relation au public et la place de la danse dans la société : tous ces aspects sont remis en question.

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La danse devient hybride et engagée, une forme non catégorisable : Walking on the walls 1971 de Trisha Brown

  • Martha Graham : une technique corporelle de contraction / respiration

  • Paul Taylor, moins connu, va à l’encontre de beaucoup de principes, offrant l’immobilité en spectacle. La critique d'un de ses spectacles, ne sachant quoi en dire, est un carré vide dans le journal.

  • Merce Cunningham utilise les dés et autres outils du hasard pour composer ces spectacles.

  • La grande innovatrice Anna Halprin refuse tout de la danse moderne et du passé! Elle créée à partir de mouvements auxquels on ne fait pas attention, comme ceux du quotidien. 

  • Avec elle tous ces mouvements deviennent de la danse, de l’art, du rythme!

  • Alvin Ailey, formé dans une école multiraciale, voit la danse comme « une arme » en travaillant auprès de communautés locales.

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L’émergence de la danse contemporaine en Europe 50-60

Du ballet vers les revendications

1955 : La création du ballet Casse-Noisette à New York par George Balanchine est le début de cette tradition new-yorkaise puis montréalaise. Bien que traditionnel, le ballet se déploie dans une approche plus libérée de la danse classique. Le néo-classique est un style inscrit dans le courant du modernisme : minimalisme des costumes, déséquilibres et nouvelles positions. Les techniques de ballet se diversifient avec des spécificités selon les pays et les écoles.

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1961 : Rudolf Noureev, danseur reconnu des Ballets russes organise son évasion lors d’une tournée à Paris pour garder sa liberté car le climat politique en URSS est celui d’un système répressif : c’est la Guerre froide.

1968 : Cette époque, chargée du rejet des valeurs traditionnelles et de la société de consommation, trouve sa résonance dans la danse. Ce sont les prémices de la danse contemporaine. Les artistes sont autant pédagogues que militants dans une volonté de reconnaissance de la part de l’État et de rendre cet art accessible à tous (démocratisation). Les festivals de danse naissent, de même que des centres de diffusions publics. Dans ce contexte, la danse contemporaine est liberté et une voix contre la soumission.

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1970-1980

Le hip-hop, du Bronx à la France

Dans les années 1970, à New York, une danse mélangeant les origines des communautés afro et latino-américaines apparaît : les bases du hip-hop, le Breakdance. Les danseurs mélangent leur bagage à cette danse, d'où naissent différentes techniques : le popping, la house, le voguing, l’électro, le krump qui entrent sous l’appellation hip-hop.  Comme dans tous les styles, les esthétiques se développent selon les lieux géographiques et les réalités des communautés. La professionnalisation des danseurs de hip-hop a lieu en France. Les danseurs s’engagent souvent dans leur communauté et le hip-hop est une force bénéfique apportant pédagogie et unité.

« II y a dans le hip-hop, l’idée d’essayer de ne pas bouger comme l’autre, mais de se retrouver [...] malgré tout pour découvrir un imaginaire commun. » Eric Mingh Cuong, danseur de hip-hop.

C’est le début des clips vidéo pour les musiques : 

 

Le hip-hop reste très présent des grandes scènes et réseaux sociaux : de TikTok à l’Opéra national de Paris en passant par le cinéma (Les Indes Galantes - 2020, Bintou Dembélé, les films Break - 2018 et Divines - 2016)

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Les années 90-2000 : hybridation globale

Danse conceptuelle, performance et non-danse

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La Ribot- Panoramix-( 1993-2003)

Les années 1990 sont marquées par la fin de la Guerre froide (1991) et un renouvellement constant de la culture populaire. Cette dernière est utilisée comme outil du capitalisme et de l'entrepreneuriat, notamment à travers la représentation de la danse au grand écran (Flashdance - 1983).

La démocratisation du voyage en avion accentue les influences internationales des arts. Dès lors que les voyages internationaux ont été possibles, les civilisations ont appris les unes des autres, se sont laissé influencer et ont influencé. Il en est de même pour la danse, où on observe des mélanges de styles. Est-ce de l’appropriation culturelle? De la croissance culturelle? Une évolution artistique? Une libération des frontières? Une perte des traditions? De nouvelles techniques? Sûrement tout cela à la fois.

On observe ce phénomène dans tous les types de danse.

On observe, dans toutes les nouvelles créations de ballet un style hybride, avec une influence des techniques et signatures issues de créations passées et présentes.

La danse s'est enrichie au contact de toutes les sociétés qu'elle a traversée et qu'elle traverse encore. La danse d’aujourd’hui est comme une grande famille : nous avons tous une partie de l’ADN de nos parents, grands-parents, arrières-grands-parents avec des éducations, des habitudes et des caractères semblables. Mais nous sommes tous uniques avec nos propres chemins. 

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Aujourd’hui, au Québec ?

De la création encore et toujours, mais pourquoi ?

La colonisation et l’immigration européenne qui débutent à partir de 1600 apportent les coutumes de différents pays, mais principalement d'Angleterre, de France et des Pays-Bas. Ainsi, les arts et la danse au Québec et au Canada observent une évolution parallèle aux arts européens.

Aujourd’hui, la danse au Québec est marqué par deux aspects :

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1. La séparation tardive de l’État et de l’Église, ce qui entraîne une vision plus traditionnelle (religieuse) des propositions artistiques jusqu’à la Révolution tranquille en 1960, moment où la danse au Québec entre dans la modernité.

  • Fernand Nault, chorégraphe attitré aux Grands Ballets à Montréal, ajoute Casse-Noisette au répertoire en 1965. Depuis, ce ballet est présenté à chaque année durant la période des Fêtes (décembre).

  • Le Groupe de la Nouvelle Aire (1968-1982), créée par Martine Époque (issue du Département d’éducation physique de l'Université de Montréal). Ce collectif agit comme tremplin pour les grands chorégraphes qui marquent l’histoire de la danse au Québec dont Édouard Lock, Daniel Léveillé et Paul-André Fortier.

 

2. Le Québec est également marqué par la double langue officielle (français et anglais). Cette double identité crée à la fois une distinction et un échange entre les communautés anglophone et francophone, que ce soit à travers l’éducation, les établissements financiers, les quartiers géographiques et bien sûr les communautés artistiques.

Où l’apprendre ?
La danse comme pratique professionnelle est proposée en français par l'UQAM | Université du Québec à Montréal et en anglais par l’Université Concordia. Certaines écoles dispensent leurs cours dans les deux langues, pour qu'il y ait plus d'accessibilité : l’École supérieure de ballet du Québec, l’École de danse contemporaine de Montréal et l’École de danse de Québec pour ne citer que les plus prestigieuses.

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Café  Müller  (1978) Pina Bausch 

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Joe ( 1983)  Jean-Pierre Perreault

Quoi voir ?

  • Jean-Pierre Perreault, avec son œuvre Joe, est l'un des chorégraphes canadiens les plus mondialement reconnus. Inspiré des idées de Jean-Paul Sartre et Franz Kafka sur la violence faite à l'individu par le collectif, ses compositions mettent en scène de larges groupes.

  • Danse, théâtre, cirque ? Gilles Maheu est le metteur en scène pour le Cirque du Soleil. Il fonde plusieurs lieux de diffusion pluridisciplinaires : Espace Libre, Usine C et son spectacle Notre-Dame de Paris (1998) reçoit plusieurs prix.

  • Marie Chouinard, chorégraphe reconnue dès 1993 avec sa création du Sacre du printemps, offre une danse organique et performative.

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